Comment écrire un Haïku japonais ?

Publié le : 28 juin 20224 mins de lecture

Un haïku est un poème de la partie nord du Japon. Excessivement court, il est écrit en japonais et célèbre la brièveté des choses ainsi que les sensations qu’elle procure. De manière générale, le haïku évoque la nature ou une saison et se termine souvent par une césure appelée kireji.

Les origines du haïku !

D’une manière générale, le haïku est composé de 17 mots ou syllabes répartis en trois vers ou lignes. Attribué à Matsuo Basho, un maître japonais de la seconde moitié du XVIIe siècle, il est né à l’époque des shoguns et des samouraïs et est indéniablement japonais. Cependant, c’est bien plus tard, en 1891, qu’un autre maître japonais, Matsaoka Shiki, crée le mot avec la contraction de haïkaï et Ku. La première lettre signifie qu’il s’agit d’un poème en 17 « mœurs », et la seconde signifie « vers ». Le haïku est un poème qui se détermine notamment par la caractéristique de son premier vers et son évanescence. Les Français avaient appris le haïku parce qu’ils trouvaient que la mélodie paraissait moins vulgaire. À titre d’illustration, le premier recueil de haïkus français est paru en 1905 et s’intitulait « au fil de l’eau ».

La définition d’un haïku !

Le haïku, comme toutes les grandes inventions japonaises, est difficilement comparable. Son originalité, sa brièveté ainsi que ses composantes en font quelque chose de vraiment spécial. Généralement prononcé d’un seul trait, le haïku a aussi sa propre façon de s’écrire d’un seul trait vertical. Ainsi, le haïku n’est pas seulement un poème ou une œuvre littéraire mais un mélange de calligraphie, d’art de vivre, de respiration et d’inspiration profonde. En effet, le haïku vient spontanément à qui veut l’écrire. Pour rappel, il faut noter qu’il ne nécessite pas forcément de rimes, c’est plutôt le respect du nombre de syllabes et de vers qui est impératif.

Comment écrire un haïku ?

La première obligation d’organisation d’un haïku est de transposer 3 lignes ou vers. Le premier doit contenir 5 syllabes, le second 7, et le dernier 5 pour donner les 17 syllabes de rigueur. Cette consigne est à respecter à la lettre car le haïku est radicalement une règle mentale. Le deuxième principe est celui du « kigo » et du « kireji ». Ainsi, le kigo introduit le mot qui renvoie à la nature, faisant idéalement référence à une saison et reliant le lecteur à la réalité. Le kireji fait référence à la césure, et par ce fait, marque un silence pendant la lecture. La présentation du kireji au sein d’un haïku est matérialisée par un tiret qui intervient au milieu du poème afin de marquer une pause avant le vers suivant. Alors voilà, respirez, laissez votre instinct vous guider et suivez les règles.

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